jeudi 6 août 2015
LE PEKAN CHEZ LES SUBALBE
THEME : LE PEKAN CHEZ LES SUBALBE (Cubalo
au singulier, caste socioprofessionnelle des pécheurs pulaar du Fouta Toro)
PLAN :
Introduction
I)
Qu’est
ce que le pekaan ?
II)
Origines
du pékan :
III)
Dans
quelles circonstances le pekaan est organisée ?
IV)
Son
importance dans la société pulaar :
V)
L’évolution du pekaan:
Conclusion
Introduction :
Le pékan, cette forme
poétique de la littérature orale pulaar, n’est pas seulement des chansons ou du
folklore qui met en divertissement son public mais il est plutôt une science,
du mysticisme et aussi de la littérature. Dans les lignes qui vont suivre, nous
essayerons d’abord d’expliquer qu’est-ce le pekaan, ensuite de donner ses
origines, de plus son importance dans la société pulaar et enfin son évolution.
I)
Qu’est-ce que le pekaan ?
Le
Pekaan est un genre littéraire qui appartient aux pêcheurs, les Subalbe du Fouta-Tooro. Les Subalbe font partis de la noblesse
Pulaar, comme les Torobé détenteurs
du savoir spirituel, les guerriers Seebé,
les Peulh-pasteurs et les Jawanbé qui
sont les conseillers du roi. Les Subalbe
sont les maîtres incontestés de l’élément eau, ils vivent essentiellement au
bord du fleuve et s’abandonne à la pêche, avec les Peulh-pasteurs ils
constituent le groupe de la catégorie des nobles à avoir des métiers proprement
dit, c’est un groupe assez indépendant puisqu’ils détiennent lui-même c’est
propre moyen d’existence grâce à la pêche, à la culture des « palé» (ce
sont les champs aux bords du fleuve après la décrue). La forme littéraire du
Pekaan est née des rapports des pêcheurs et la faune fluviale dont font partis
les grands crocodiles mangeurs d’homme et les redoutables hippopotames ces
animaux n’apparaissent jamais comme des bêtes ordinaires, il y a aussi d’autres
êtres surnaturels qui font partis de l’univers des Subalbe. Parmi ces êtres il y a « Joomayo » qui signifie maître des eaux, qui est un être mi- humain
et mi- poisson. Le monde aquatique étant fascinant et dangereux à la fois, le
domaine du pêcheur ne pouvait dès lors se limiter à la capture du poisson.
L’univers de l’eau et aux yeux du « Cubalo»
à respecter et à craindre.
Le chant
du pekaan est composé de deux ensembles biens distinctes à savoir les récits
épiques qu’on appelle en pulaar« Jimé »et la poésie descriptive
qu’on appelle« Jaraalé ».
II) Origines du pékan :
Le pekaan est l’apanage
de la famille Dièye de Araam Saare qui est la première à le chanter. Il serait
la chanson d’une part et d’autre part le nom du génie qui, avec celle-ci
berçait son enfant sur la berge et qu’un homme l’imita. Celui-ci est l’ancêtre
des Dièye d’Araam Saare. Mais il y’a eu des célébrités du pekaan comme Guelaye
Ali Fall. Celui-ci a été initié par les Dièye pour qu’il puisse chanter le pekaan.
Le pekaan aurait une
origine ésotérique, il serait une récompense donnée à Demba DIEYE, qui est
l’ancêtre des DIEYE, par la femme de « Jomo mayo ». L’homme aurait
surpris cet étrange être en train de chanter, il s’est rapproché à son insu
pour écouter ces belles paroles et il a profité d’un moment d’inattention de la
femme pour lui voler sa clochette avec laquelle elle se servait pour harmoniser
son chant. Ainsi, l’homme aurait exigé à la femme qu’il lui apprenne le chant
afin de lui restituer la clochette. Par conséquent la femme tenant bien à son
instrument, décida de lui apprendre la chanson en retour celle-ci n’est rien
d’autre que le pekaan.
III)
Les circonstances de la pratique du pekaan
La veille du fifiré (la
chasse aux crocodiles où l’on dit : « demain, on va affronter
le caïman le plus dangereux du fleuve ou de la mare ». Par conséquent, les
subalbe se réunissent sous la houlette du Jaltabé (Grand maitre et Sage
cubalo), une fête sera organisée à claire de la lune, à la place publique et
maintenant les chanteurs du pekaan viennent chanter; chacun d’eux
essaye de faire valoir son savoir-faire ou ses connaissances au public
comment il a été initié dans l’art de pêcher, de maitriser les animaux
aquatiques dangereux, (moi j’ai été initié par mon père ou ma mère par
exemple). On ne se hasarde pas à raconter des bêtises dans ces veillées parce
qu’on est entouré de vieux, des connaisseurs en la matière.
Le pekaan est aussi
chanté dans les mariages, dans les cérémonies de noces, des moments solennels
où les cubalo se rencontrent, de plus à la gloire des subalbe.
D’après Monsieur Omar Gaye
Le Pékan
est pratiqué a des événements tels que : le « Fifiré» qui est la
chasse aux crocodiles dans le fleuve, du «Lappéré » qui est la chasse du
crocodile dans la mare, ou lors des tournés artistiques « Lappi » qu’effectue les chanteurs
de Pékan c’étaient dans ces moments qu’on avait l’occasion d’entendre les
chants du Pékan. D’après Monsieur Oumar Djiby
Ndiaye
IV) Importance :
On y apprend beaucoup
de choses par exemple des leçons de morales, de la vie, dans les chansons de
Guelaye Ali Fall dans Sei Gubali. Le pékan fait parti des éléments du Pulaguou
(culture pulaar) comme le Gumbala, le Diléré, le Yéla, le Jaaro…
De plus le sens de
l’honneur, la dignité, le refus de la honte : c’était l’éducation que Guelaye
enseigné.
V) Evolution :
Les chanteurs
d’aujourd’hui ne font que reproduire l’œuvre de Guelaye, ensuite le genre se
mercantilise, il se produisait o un moment bien précis. Aujourd’hui il est plus
facile de voir un chanteur de pekaan dans une cité que de le voir dans un
village au bord du fleuve.
Conclusion
En définitive, parmi
ces versions nous pouvons retenir celle partagée ou presque unique qui selon
laquelle le pekaan est d’origine légendaire de Demba Dièye face aux
mono-mayos qui chantaient pour bercer son enfant.
Le pekaan est dédié aux
cubalo car ce n’est pas donné à tout le monde de tuer le caïman ou de maitriser
les eaux et sa faune.
SOURCES :
Interview accordé par
ü
Monsieur Oumar
Djiby N’diaye, professeur pulaar, enseignant chercheur à Université Gaston
Berger de Saint dans l’Unité de Formation et Recherche des Civilisations,
Religion, Art et Communication, à la section Langues et Culture Africaines.
ü
Monsieur Omar Gaye
(professeur, animateur culturel, secrétaire générale de l’ordre des Subalbe du
Tooro).
Légende de MAME COUMBA LAMBA
On
ne peut pas parler de l’histoire de MAME COUMBA LAMBA sans y inclure celle de
la ville de Rufisque.
Cette
légende est une histoire entre des hommes et un djinn par un flux de personnes
tout commença, puis par les arbres et Rufisque.
La
migration des lébous de Djolof, en passant par Kounoune, vers Rufisque est le
point de départ de cette rencontre méticuleuse entre les hommes et le djinn dénommé
Mame coumba Lamba.
Mame
sakhewere Mbaye, fils de sokhna Mbaye, accompagné de MAME DJIRIMA NDOYE ou
DJIRIM COUMBA NDOYE partaient à la conquête de nouvelle terre pour s’implanter.
Une fois dans le territoire de Rufisque, les deux hommes commencèrent l’abatage
des arbres pour s’installer. C’est ainsi qu’un djinn est apparu et leur demanda le nom de celui qui
les a autorisé à abattre son ‘’manding’’ .Car en ce temps de Ndeunkou , il
y avait que la mer et personne n’osait s’y aventurer. Mais MAME SAKHAWERE MBAYE
et DJIRIM COUMBA NDOYE étaient très courageux et avaient des pouvoirs car pour
aller jusque là, il fallait plus que du courage, ainsi leur réponse à MAME
COUMBA LAMB fut « Nous venons de Kounoune et nous voulons habiter
dans un coin tranquille. » Après avoir trouvé un terrain d’entente avec
MAME COUMBA, ils s’implantent à Ndeukou le plus vieux quartier des
quatorze pencc de Rufisque.
C’est
partant de ce consensus entre ces grands hommes et MAME COUMBA que les
Rufisquois organisent chaque année des cérémonies accompagnées des sacrifices
en son honneur le « tuur » communément appelées « tuuru ».
ORIGINES Du NOM COUMBA
Coumba
Lamb (Rufisque), Coumba Castel (Gorée), Coumba Bang, (Saint Louis), Coumba Kayel
(Ngaparou), Coumba Thioupane (qui règne jusqu’au Brésil) tous ces génies ont un
nom commun : COUMBA. Un nom qui suscite des interrogations de part et
d’autres. L’indication Coumba, montre seulement que le génie est une femme.
Selon
PAPE LAYE NDIAYE ( ndeupkat résident à Rufisque ) : « il y’a
qu’un seul génie du nom de COUMBA. C’est celui de Rufisque du nom de COUMBA
LAMBA NDOYE .Toutes les autres Coumba viennent d’elle. Selon lui c’est Coumba
qui change son nom à chacun de ces voyages. Par exemple selon Pape Laye, à
Kaolack on parle de Mbossè mais c’est Mbossè COUMBA DJIGUENE et quant à NDIARE de YOFF, elle est la fille de
Coumba Lamba.
Selon
une autre personne résident dans ce même quartier , Mame OULIMATA DIOP fille de MAME ADJI FATOU
SECK (célèbre ndeupkat) affirme : « toutes ces COUMBA viennent
de COUMBA LAMB » et elle continue pour dire « à chacun de ses
voyages, Coumba Lamb a été prise par surprise
par des passants ces derniers, à chaque fois qu’ils lui ont demandé son
nom, elle le changeait c’est pour cela
que dans chaque nom de génie il y’a le nom de COUMBA .Car c’est d’elle dont
descendent tous les génies protecteurs. Ce qui remonte à des siècles. »
Recherche effectuée par :
ALIOU NDIAYE :
étudiant en licence 2 Métiers du patrimoine à l’UGB
SOURCES :
Article
intitule GENIE PROTECTEUR publie le 16 JANVIER 2014 par L’observateur. Consulte
le 11 JUIN 2015 à 18H 9mn
Vidéo
sur l’histoire de la ville de RUFISQUE réalisée par ABDOURAHMANE DABO étudiant
en Master 1 Géographie à L’UGB. Visualisé le 10 JUIN 2015 à vers 23H
GOOGLE/COUMBA
LAMB Mariama NDOYE
L’ALIMENTATION SENEALAISE
UNIVERSITE
GASTON BERGER DE SAINT-LOUIS
UFR
DES CIVILISATIONS RELIGIONS ARTS ET COMMUNICATION
SECTION
METIERS DU PATRIMOINE
LICENCE
1
DOSSIER :
LA CUISINE OU L’ALIMENTATION SENEALAISE COMME PATRIMOINE CULTUREL IMMATERIEL:
DE LA CUISINE DES TERROIRS A UNE CUISINE NATIONALE
PLAN :
Introduction
I.
Historique
des recettes traditionnelles locales
II.
La
gastronomie sénégalaise
1.
Les plats et boissons locaux
2.
Le « thiébou djeun », un plat
national approuvé
III.
Les
arts culinaires sénégalais comme patrimoine culturel immatériel
3.
Processus
de patrimonialisation des arts culinaires
4.
Les techniques de préparations des plats et la dégustation
(« téranga »)
Conclusion
PARTICIPANTS : SOUS LA
DIRECTION DE :
MOMAR
GUEYE
Mme AISSATA KANE LO
NDIAKHAT
KANDJI
MAGUETTE
DIAW KANE
MOUSTAPHA
NDIAYE
MAGATTE
DIAGNE
Introduction
Situé
à l’extrémité ouest de l’Afrique, le Sénégal est l’un des pays de cette zone les
plus réputés pour sa diversité et ses saveurs culinaires vue la pluralité de
recettes qu’offrent ses différentes cultures. Partant de la variété de plats proposés
au niveau des régions et terroirs à une reconnaissance d’un plat « thiébou djeun », comme plat
national, nous listeront en détail dans les lignes qui suivent cette diversité
culinaire dans un premier temps et montrer dans un deuxième temps comment
procéder pour soumettre les arts culinaires sénégalais comme patrimoine
culturel immatériel.
I.
Historique
des recettes traditionnelles locales
En
Afrique, comme dans toutes les autres parties du monde, les cultures vivrières
jouent un rôle important dans la cuisine, et c’est notamment le cas au Sénégal
ou le mil et le riz surtout sont à la base des menus. En effet avec les céréales,
on arrive à préparer des recettes plus élaborées qui permet la confection de
galettes, bouillies, pain. Le mil à petits grains et le sorgho à gros grains
sont les céréales indigènes d’avant la colonisation, ce dernier est cultivé au
nord du fleuve Sénégal depuis environ 1900 avant J.C. Réduit probablement en
farine, grâce à la découverte des meules et broyeurs, le mil était fortement
préparé et consommé sous forme de bouillies avec du poisson, de la viande ou du
lait (sanglait), des galettes (polenta) ou du couscous de mil. Selon
l’historienne Monique Chastanet, le sanglait serait l’ancêtre du riz au
poisson, plat national imaginé pendant la période coloniale. Au Sénégal, à
l’instar des autres pays de l’Afrique de l’Ouest, la cuisine se caractérise par
un certain nombre de plats suivant la nature et le type d’ethnies même si dans
son évolution la convivialité a fait naitre une presque uniformisation des
plats locaux. Ces recettes, transmises par le biais de la tradition orale, sont
jusqu’à présent appétissantes et servent encore pour certains de remèdes. En
effet, la richesse des plats nationaux s’apprécie par l’importance de sa
composition ethnique dont on distingue vingt et un (21) mais les plus
importants sont les suivantes: les wolofs (27% de la population), les Sérères
(17%), les toucouleurs (10%) et les Diolas (9%). Ces peuples n’ont pas une
alimentation particulière mais, on observe qu’ils ont des préférences pour
certains aliments. Les sérères ont une préférence cuisinée en bouillie ce qui
donne un plat appelé le « Fondé ». Les diolas qui vivent dans le sud
du Sénégal (région pluvieuse), bénéficie d’une terre agricole fertile qui leur
permet d’avoir différents produits agricoles, les plus consommés sont le riz et
l’huile de palme. Ces deux produits donnent lieu à un plat nommé le Thiébou
Diola. Il se mange avec de l’huile de palme qui sert de sauce. La cuisine sénégalaise
a connue de nouvelle tournure avec l’arrivée des colons, des produits
nouvellement importés ont permis la conception de nouveaux plats nationaux aux
gouts succulents. C’est l’exemple des plats comme : « Thiebou Dieun », le « Mbakhal », le
« Deuhine », etc. Les cuisinières sénégalaises
au service des colons ont su inventer un menu réputé, avec des plats parfois
très sophistiqués comme avec le « thiof
» ou mérou bronzé à la chair ferme et fine à la saint-louisienne. En plus
d’être la plus riche et la plus variée de l’Afrique de l’ouest, la cuisine
sénégalaise s’est aussi inspirée de la gastronomie de nombreux autres pays
issus de l’occident, d’Afrique du Nord ou du Portugal d’où la synthèse entre la
cuisine traditionnelle d’Afrique et celle des colons.
II.
La gastronomie sénégalaise
Les plats sénégalais, sont principalement à
base de riz (ceeb) qui est la céréale de base, il est importé d’Asie bien qu’il
soit cultivé en Casamance. Il représente pour les Sénégalais ce que le pain
représente pour les Français… et même plus, et est généralement accompagné de
viande de mouton ou de poulet (Guinar) mais la plupart du temps c’est avec du
poisson (Jeen). Les ingrédients utilisés restent en majorité assez connus du
public. Malgré
une production de fruits dans le pays, particulièrement en Casamance, la
consommation de jus de fruits frais n'est pas si fréquente.
1.
Les
plats et boissons locaux
Parmi
les plats et boissons locaux les plus connus on peut citer :
Ceebujeen :
riz au poisson
Niankatang
: riz blanc.
Ceebuyapp
: riz blanc + viande.
Ceebukétiax
: riz + poisson fumé + niébé (haricots rouges d’ici).
Thiou
: riz + sauce à base de tomate.
Mboroxé
: riz + sauce à base de feuilles de manioc et d’huile de palme.
Supukandja
: riz + sauce à base de gombo et d’huile de palme.
Yassa
: riz + sauce à base de moutarde, citron et oignons. Peut être servie avec du
poisson ou du poulet.
Mafé
: riz + sauce à base de pâte d’arachide.
Thiéré
: couscous à base de mil.
Thiérébassi:
couscous + arachide + niébé.
Couscous
marocain : couscous à base de blé.
Mbaxal:
riz collant.
Daxin
: riz collant + arachide + niébé.
Kaldou
: riz + feuilles de bissap blanc + sauce à base de feuilles de bissap vert et
de gombos.
Soumbi:
bouillie de riz.
Soumbimbok
: bouillie de maïs.
Soumbidugup
: bouillie de mil.
Fataya
: pâte à beignet + viande hachée + oignons + frites + œuf.
Chawarma
: pain arabe + viande de kebab + salade.
Thiacri
: boules de mil + lait caillé + sucre.
Accras
de niébé : farine de niébé.
Jus Bissap : fleurs d’hibiscus+eau+sucre
Jus Dakhar : décoction du tamarin+eau+sucre
Djindière :
gingembre+eau+sucre
Jus
bouye : pain de singe+eau+sucre
Jus
ditakh : fruit du detarium senegalensis
Café
touba : café aromatisé au poivre de guinée
Kinkeléliba :
infusion
de feuilles de kinkéliba
Ataya :
thé
Vin
de palme : fermentation de la sève de palmier
Radis
ou crème : petit sachet qu’on
remplit de jus
2.
« Le
« thiébou djeun », un plat national approuvé
Le thiébou
djeun, inventé par Penda Mbaye, une grande cuisinière du XIXe siècle à Saint-Louis est considéré comme le
plat national des sénégalais, d’ailleurs ils l’appellent affectueusement "thiéboudieune Penda Mbaye" (le riz
au poisson de Penda Mbaye). En wolof
« ceebu jën », l'expression signifie littéralement "riz au poisson".
En effet, pour la préparation de ce plat typiquement saint-louisienne avec tous
ses saveurs et ses régals qui lui vaut sa notoriété, il faut indispensablement
se munir des ingrédients à base de poisson frais (souvent du thiof), de poisson séché,
de yet (mollusque faisandé au
goût prononcé) et de riz (riz wolof),
cuits avec des légumes (manioc, citrouille, chou, carotte, navet, aubergine...), du persil, de la purée de tomate,
des piments, de l'ail et des oignons. On distingue en fait deux variantes de
cette recette : le thiéboudieune rouge (le plus connu) appelé ceeb bu xonq (riz rouge) cuisiné avec
de la tomate et accompagné parfois d'une sauce appelée le souwer et composé de
petites boulettes de poisson frites et mijotées dans une sauce tomate aux
oignons et à la macédoine; et le thiéboudieune blanc appelé ceeb bu weex (riz blanc) où il n'y
aura presque pas de tomate, mais dont le riz sera du riz wolof.
Le tieb bou wekh est souvent
accompagné d'une sorte de sauce fouettée faite à base de feuilles d'oseille de Guinée appelée beugueudj et d'une préparation au gout assez caractéristique
faite à base de nététou (fruits
du néré fermentés) appelée soule. Ce plat fait en fait la fierté sur le
plan culinaire de toute une nation et c’est d’ailleurs pour cela qu’on lui a
octroyé le statut de plat national qui
est approuvé par la majeure partie de la population sénégalaise.
III.
Les
arts culinaires sénégalais comme PCI
3.
processus de patrimonialisation des arts
culinaires sénégalais
Etant un pays culturel avec ses groupes
ethniques différents les uns des autres, le Sénégal connait une multiplicité de
pratiques culinaires. En effet, La cuisine est une pratique indispensable
dans la vie sociale. Les différentes
manières de cuisiner et le fait que la cuisine soit un savoir faire
particulier, incitent les ONG et les
grandes institutions à savoir l’UNESCO à considérer la cuisine comme un
« art » qui marque l’identité d’un terroir ou d’une nation. Ainsi, au
Sénégal la cuisine fait partie
intégrante de la culture. Elle représente un élément important dans le mode de
vie des sénégalais.
Dès lors, pour aboutir à la
patrimonialisation des arts culinaires sénégalais plusieurs aspects et facettes
concernant la préparation, la dégustation et les ustensiles de cuisines devraient être mis en avant. En effet
l’ensemble des savoirs faire, des techniques et pratiques aussi bien
traditionnels que modernes issus de la
transmission de mère en fille, de belle mère en belle fille ou
de sœur en sœur ainsi que les techniques de préparions importés et dont on
s’est appropriées sont à valoriser, la manière de déguster, les
accessoires, …. Car c’est tout cet ensemble, qui fait en fait de la
cuisine sénégalaise un art. Ainsi elle constitue une référence en Afrique de
l’ouest avec de nombreux articles et
ouvrage la concernant. Le Sénégal reste également un pays hospitalier et
accueillant où les hôtes sont toujours les bienvenus et sont traités avec
délicatesse, avec sa célèbre « téranga » et cela pourrait également
appuyer le dossier.
4.
Les
techniques de préparations des plats et la dégustation (« téranga »)
Au
Sénégal, on compte plusieurs plats généralement à base de riz, mil, maïs, blé…, chacun de ces plats est spécifique à un
groupe social ou ethnique. Cependant, avec le phénomène de la mondialisation
animé par la circulation des Hommes mais aussi des savoirs faire, défini la cuisine de nombreux pays non pas comme une cuisine
entièrement locale mais internationale,
c’est à dire une synthèse de différents parfums et produits gastronomique des
quatre coins du monde. Il existe en fait deux techniques de préparations des
plats au Sénégal: les uns sont essentiellement
préparés sur une seule marmite et les autres sur deux marmites. En premier on
peut citer comme exemple des plats comme le « thiébou diene, thiébou yape,
dakhin, gourbane,… », ils peuvent être accompagnés de légumes comme la carotte,
le chou, l’aubergines, la citrouille,…et sont des plats à basse de riz à la
viande ou au poisson. En second, les plats comme le «yassa, le thiou,…» sont
des plats préparés avec deux marmites l’une sert pour la cuisson du riz blanc
et l’autre pour la sauce qui peut être varié selon le plat. Il est aussi
nécessaire de savoir que le temps de cuisson de la majorité des plats
sénégalais dépasse largement une heure de temps car y’en a qui cuisine avec des
fourneaux et d’autres plus aisés qui utilisent le gaz.
Par
ailleurs, les Sénégalais connus pour leur « téranga » (hospitalité,
générosité) dégustent leur repas en famille comme partout dans le monde,
cependant ici pour ces deux repas quotidiens (déjeuner et diner), un grand bol
est présenté et tout le monde y est convié ceux de la famille comme ceux qui
n’étaient pas prévus.
Conclusion
En somme, on peut retenir que la cuisine
est considérée comme patrimoine culturel immatériel du fait qu’elle soit un art
spécifique à chaque communauté car la manière dont on la pratique diffère. Au
Sénégal, la cuisine reste une identité pour chaque groupe ethnique, car chacun
d’entre eux a sa manière de cuisiner qui lui est spécifique même si on assiste
de plus en plus à une nationalisation de
plat et c’est d‘ailleurs le cas avec le
« thiebou djeun » qui est pratiquement cuisiné partout au Sénégal.
La musique sénégalaise traditionnelle : le Sabar, le Yéla et le Jambadong
La
musique sénégalaise traditionnelle : le Sabar, le
Yéla et le Jambadong
PLAN
INTRODUCTION
GENERALE
I / Le Sabar
1/ Origines
1-a) La fabrication du sabar
1-b) Les différents instruments du sabar
1-c)
Le déroulement du sabar
1-d) Les fonctions du sabar avant et aujourd’hui
2/ Evolution
3/ Perspectives
II/ Le Yéla
1/ Origines
2/ Evolution
3/ Perspectives
III Le Jambadong
1/ Origines
2 /Evolution
3/ Perspectives
CONCLUSION
GENERALE
SOURCES :
INTRODUCTION GENERALE
La musique existe dés le commencement des temps et ses origines se
confondent avec celle de l’homme. De cet art primitif dont le rythme est l’un
des premiers éléments les plus anciens de la civilisation du globe, elle garde
en core quelque trace et certaines pratiques. Le Sénégal fait parti des pays
d’Afrique détenant une riche diversité culturelle musicale qui, dans son
ensemble nous retrouvons des rites et traditions musicales distinctes. En
effet, la musique sénégalaise dans sa diversité rythmique traditionnelle fait
l’objet de notre travail plu particulièrement le Sabar, le Yéla et le
Jambadong.
I)
LE
SABAR
1- ORIGINE DU SABAR
D’origine
sérère, le sabar signifie à la fois un instrument de percussion, un style de
musique, une forme de danse sensuelle (appelé lambeul en wolof) et une fête
traditionnelle plus populaire au Sénégal et en Gambie. Le Sabar est un
terme générique qui désigne à la fois la circonstance, l’ensemble des tambours
qui servent à l’animer et l’un des rythmes qui y sont joués chez les Wolof. La
musique et la danse ont une forte valeur sociale ; elles accompagnent tous
les événements qui rassemblent une communauté. Chez les Wolofs, ce sont les
femmes qui détiennent la plus grande partie de ce patrimoine musical. Elles
participent aux différentes étapes de la vie, le baptême, la scarification des
filles, le mariage… Si l’événement se déroule le jour, après la prière de
l’après-midi (Timis), il s’appelle sabar ; s’il a lieu
le soir, il se nomme tànnëbéer.
1 -a La fabrication du
sabar
Les
boisseliers (laobes en wolof) spécialistes dans le travail du bois, se chargent
de la forme et de la transformation du sabar. Ainsi, l’huile de palme rend
éclat le corps de l’instrument. Le fut est construit d’une membrane en peau de
chèvre rasée, tendue par des cordes, des minces en coton et des chevilles en
bois, aux nombres de sept en référence aux sept instruments qui composent
généralement l’ensemble musicale. Et le griot se charge de l’assemblage.
La
fine baguette appelée galagne en wolof et doit être de préférence de l’arbre du
mur-au –blanc (soump en wolof) ou le
tamarin (Dakhar en wolof).
1-b Les différents
types de Sabar
Le
sabar est composé de différents types ; avec des fonctions spécifiques de
rythmes différents. Ainsi on retrouve de nos jours,
leMbeng-Mbeng
ou le m’bung – mbung qui sert d’accompagnement du mbalax ; le mbeng –
mbengtungonee ou tungune moins haute ; le mbeng – mbeng bal qui est dédie
aux basses ; le nder ou n’der qui est le plus allonge et joue le rôle de
chef d’orchestre ;
lelambe,
lamba ou thiol et choll, c’est l’ancêtre de tous les sabars. Il forme un son
sourd ;
letalmbat
ou gerongtalmbat, c’est le ténor du groupe ; le gerongyeguel ou gerong
babas invente par Doudou NdiayeCoumba
Rose dans les années cinquante. Celui-ci est le plus récent ;
lekhine ou xin :
de forme court et large ouvert et utilise par les Baye Fall disciples musulmans
de Cheikh Ibrahima Fall, il se rencontre
souvent dans l’ensemble de percussions composes de m’bung – m’bung, nder,
talmbat, tama et khine.
1-c Le déroulement du
sabar
Comme nous l’avons signalé plus haut,
l’organisation du sabar incombe aux femmes. Il s’agit d’une
circonstance de divertissement qui peut être organisée à tout moment et qui
dure entre trois et quatre heures de temps. Afin d’en assumer les frais, les
femmes se cotisent selon le système des tontines, en épargnant de l’argent qui sera
utilisé, en cas de besoin, par un des membres du groupe pour organiser des
événements. A tour de rôle, chaque femme organise le sabar ou le tànnëbéer,
ce qui demande beaucoup de temps et d’énergie. Ces événements se déroulent à
l’extérieur et il convient d’en choisir le lieu le plus adapté, une grande cour
ou plus généralement une rue, dont l’on bloque l’accès à la circulation le jour
venu. Les femmes se chargent de contacter les musiciens et de négocier leur
participation. Elles devront également leur préparer un repas et louer les
chaises pour l’assistance. Quand l’événement eut lieu la nuit, ce qui nécessite
beaucoup de lumière, elles négocieront, contre rémunération, l’autorisation de
se brancher sur l’électricité des maisons voisines. L’espace utilisé par les
danseuses est délimité par les chaises disposées en cercle. Ainsi, les tambours
ferment le cercle constitué par les chaises. Certains percussionnistes jouent
debout – ceux qui ont les tambours les plus légers – tandis que d’autres sont
assis. Le public occupe les chaises ; mais, celles-ci étant généralement
en nombre insuffisantes, de nombreuses personnes se tiennent debout à l’arrière
et aussi derrière les percussionnistes. Le public est composé de femmes,
d’hommes et d’enfants de tous âges et de toutes classes sociales. Par ses cris
et ses applaudissements, l’assistance encourage les danseuses et les félicite
pour leur performance.
1-d Les fonctions du sabar avant et
aujourd’hui
Le sabar
permettait de communiquer de longue distance supérieure environ à 15km. Le
sabar accompagne nombres d’occasion festive comme des baptêmes, mariages ou
naissance. Ces derniers sont précédés pour certaines d’un sabar ; des circoncisions avec le
kasac en wolof ; la lutte traditionnelle,
dans cet événement, le sabar y joue un grand rôle du fait qu’il permet
aux lutteurs de se glorifier de son pouvoir grâce aux louanges de ces derniers
chantes par le percussionniste ; le jeu de faux lion. Pour celui-ci, on
peut dire que ce jeu ne peut ce faire sans le sabar.ils vont de pair ; et
les rituelles thérapeutiques (NDEUP) chez les lebous.En effet, cette cérémonie
s’apparente a un sabar et vise à amadouer les esprits de la mer pour éviter que
les pécheurs se noient.de même une danse des femmes y participe grâce aux
instruments du sabar. Le sabar et ses instruments sont en relation avec le
sacre et la magie (ndeup, Khoy, kankurang …)
2- L’EVOLUTION DU SABAR
Il ya une différence entre les sabars
d’avant et aujourd’hui ‘hui. En effet, avant, les femmes qui dansaient le
sabar portaient des tenus décents. Elles pouvaient danser du début jusqu'à la
fin sans montrer leurs parties intimes
(exemple celles qui dansent le Ndawrabine).Mais aujourd’hui le sabar constitue
une danse vulgaire du fait que les femmes portent des habits indécents et
exposent leur corps comme bon leur semble. De plus, hommes et femmes en font un
métier et le nombre ne cesse de s’accroitre. Aussi, aujourd’hui, avec
l’évolution, il existe différents types de danses dans le sabar comme le
thiakhagoune, le yousa, le goana etc.
Aussi, il faut noter que le sabar
s’exporte grâce aux artistes innovateurs comme Youssou N’dour et
percussionnistes comme le grand tambour major Doudou NdiayeCoumba Rose et la
famille du Vieux Sing – Sing Faye.
3- PERSPECTIVES DU SABAR
Il faut qu’il est
le plus vite possible des assises nationales pour redéfinir ce qui est
culturellement présentable au monde et a léguer de nos génération futures. Car,
il y va de notre responsabilité dans l’histoire.
II°) Le Yéla
Le Yéla est
la musique des griots haalpulaars du Sénégal, il veut dire « vœux exaucés ». C'est la musique de
rythme d’origine pulaar principalement des toucouleurs et a été créé dans le FoutaToro par
les nobles guerriers mbegnu Ghâna avant le règne des deniankobé. C'est un
ensemble de chants et de danses qui à l'origine servait de rituel pour rendre
grâce à DIEU. Il a été confié et légué aux awlubé (gawlo au sing) ou griots
dans la mesure où ils constituaient la caste chanteuse.
1) Origines
Le Yela
existe il y a de cela plus de cinq cent ans (+500 ans) c’est à l’époque du
règne des Deniyanke de KollyTengella. Il accompagnait les Guerriers ou
Seigneurs de guerres lors des campagnes d’occupation et des conflits. Le genre
original s'appelait Alamary. Il est chanté pour augmenter la
bravoure des Hommes, la témérité, l’Amitié fraternelle, le patriotisme, la
dignité, l’union sacré des cœurs, l’intégration entre les peuples du Fouta
(Soninké, Maures, Malinké). C’est la musique des veillées d’armes pour
encourager et égayer les guerriers devant aller sur les champs de bataille.
C’est une musique qui célèbre les hauts faits et gestes des hommes valeureux et
vertueux.
Mais dans
presque tous les chants le mot Yéla revient dans les refrains. Le Yéla est
l’une des musiques traditionnelles des Peuls du FoutaToro et du Boundou. Le
Yéla existe il y a de cela plus de cinq cent ans (+500 ans) c’est à l’époque du
règne de KollyTengella. Il accompagnait les Guerriers ou Seigneurs de guerres
lors des campagnes d’occupation et des conflits. Il est chanté pour augmenter
la bravoure des Hommes, la témérité, l’Amitié fraternelle, le patriotisme, la
dignité, l’union, l’intégration.
2) Evolution du Yéla :
Dans le temps et l’espace :
Le Yéla, né au Fouta, a suivi le déplacement des populations pour s’implanter
dans le Boundou, une partie du Sénégal oriental, où il a conquis ses lettres de
noblesses. Il est appelé aussi Le Yéla du Boundou
ou le YélaSysybé : « ModiHamadi ». (Il se
réfère aux Sysybé de Boundou qui sont originaires de Souïma, un des quartiers
de la Ville de Podor). Le Yéla est chanté par les femmes avec
une mélodie ritournelle. La chanson était dédiée aux Sysybé du BoundouMalickSy.
Puisé dans le patrimoine halpulaar, il a subi l’influence des langues du
terroir comme le Soninké et le Mandingue. Yéla, yélé, la musique reste, la
voix, l’air et la symphonie aussi qui appellent une dimension religieuse, culturelle
et rituelle. Emmitouflé dans le patrimoine Bambaras et Soninkés, le lien est
vite trouvé avec la grâce « sivolio », un rythme dédié aux chevaux de
l’ancien Empire du Mandingue.
Le
Yéla a pris aussi une dimension de festivités royales ainsi, selon Samba Coumba
Bâ, le Yéla s’est imposé dans cette partie orientale du pays où il est synonyme
de festivité royale. Ce folkoreAouloubé chante les gloires des Syssibés de
Séoudé boulé Banné émanant des Gawloboundoukhobé. De plus, ce chant
accompagnait les pionniers dans leur combat avec le cheval dépeint à travers sa
noblesse, et la fidélité qui le caractérise dans son cheminement aux côtés de
l’homme, de ses combats et ses voyages.
Son
importance :
Ce chant qui sert à ragaillardir les
jeunes lors des cérémonies de circoncision se retrouve aussi dans les mariages
pour les bains rituels accompagnant les veillées douces au clair de lune. Les
baptêmes sont aussi les moments d’expression de ce genre musical. Lors de ces
fêtes, celui qui a la chance de se trouver dans le viseur des Gawlo (griots)
peut-être rehaussé au sein de la communauté, mais il doit se montrer généreux
avec ceux là qui chantent ses louanges.
Les
personnes dont le Yéla est destiné :
Le Yéla
n’est pas donné à n’importe qui et qu’il n’est pas aussi d’ailleurs chanté pour
n’importe quelle personne. Il appartient à ceux qui le méritent, c’est-à-dire
aux guerriers à l’époque : Aux
Sébbé (Satigui) dans « SuleyNjaay » lama ka Satigui, Samba
Guelejegui
a été confié et légué aux awlubé
(gawlo au sing) ou griots dans la mesure où ils constituaient la caste
chanteuse. Le genre original s'appelait Alamary mais dans presque
tous les chants le mot Yela revient dans les refrains. Le Yela est l’une des
musiques traditionnelles des Peuls du FoutaToro et du Boundou.
Instruments
du Yéla
Les
instruments traditionnels qui accompagnent le Yéla sont les bolons, sortes de
cruches longiformes utilisées avec une rythmique accompagnant la gestuelle des
mains et des pieds, ample et saccadée, les danseurs magnifiques dans les grands
boubous, tournoyant des foulards au dessus des têtes. Instrument de musique de forme cylindrique, est une
sorte de calebasse était à l’origine mis à la cheville pour donner du tonus. Il
tend à disparaître.Il se joue avec des Koumbaly (tumundi
ou oumaldou) (petites calebasses), Kooli (xoodusing) (guitares
traditionnelles ou xaalam en wolof). Les bolong ne sortent lorsqu’il s’agit
d’événement important c’est pourquoi, le Défunt FarbaSalySeck (paix en son âme)
disait : « kumbalidili pali barapiyijambartuddoto, Foomurrujeyya,
Kuldoreddujeye ».
3)
Perspective du Yéla dans le temps et dans l’espace
Le Yéla
a longtemps rayonné dans le Fouta et le Boundou, il est chanté, connaît de
plus en de succès au Sénégal et il est même s’exporté grâce à l’artiste
compositeur, chanteur BaabaMaal (surnommé le roi du
Yéla), principal
précurseur. Le Yéla du Boundou grâce ses rythme et danse
des festivités royales a été proposée au patrimoine immatériel de l’UNESCO avec
la chanson de geste.Le Yéla sonne comme l’ancêtre du reggae… Aujourd’hui des concerts et des soirées
de Yéla sont au programme dans les grandes événements nationaux comme
internationaux par exemple le Yéla a été joué au FESMAN de Dakar en 2010, lors
du Sommet de la Francophonie de Dakar au Grand Théâtre en 2015. Les
associations peule de la France et de la Diaspora organisent et planifient
leurs activités une veillée culturelle où le Yéla prend une place importante.
Quelques chanteurs
de Yéla connus au niveau national et international
BaabaMaal, LammaBinetaSeck (Kura
Lelel, MaimounaFayel, Kumba NjegundiBayo, AissataBineta), BouryAwloubé Sam,
DiguiKobaraSeck, KanelDiop, Mansour Seck, Sabbé Mbaye, BoudyCoumbaThiédelSeck.
Bref, le Yella fait aujourd’hui la fierté de l’identité de la culture des Toucouleurs car il a connu un succès au niveau national (plus particulièrement dans la Vallée du Fleuve Sénégal) comme international(en Europe et au Etats Unis d’Amérique) exporté par la diaspora africaine et/ou surtout sénégalo-mauritanienne.
III) Le Jambadong
Le jambadong, littéralement appelé « la danse
des feuilles » chez les Mandingues, il marque la fin du passage au bois
sacré des jeunes initiés (circoncis). En fait, c’est la cérémonie marquant le
passage de l’enfance à l’âge adulte à l’occasion de la sortie de la circoncision
des garçons âgés le plus souvent de six à onze ans. Cependant, la cérémonie du
jambadong fait l’objet de notre travail. Ainsi, notre étude s’articulera sur
trois parties : d’abord rappeler ses origines dans le temps et dans
l’espace, son évolution et enfin ses perspectives.
1) Les origine dujambadong
Le jambadong présente diverses origines remontant
dans l’Empire de Mali (XIVème siècle) où il a marqué sa chaleur, ainsi par le
flux de déplacement des Mandingues vers le Sud-ouest à la province de la Casamance
(Gaabu).
Par ailleurs, les Mandingues expliquent dans leurs
mythologies prétendent que la circoncision était le résultat d’un désordre.
Pour enfreindre ce désordre, le Génie incite aux jeunes garçon et filles d’être
respectivement circoncis et excisées. La cérémonie du jambadong consiste donc a
la purification des jeunes initiés une fois sortis du bois sacré .
2)
évolution
La cérémonie originelle du jambadong accompagnant de
masques, komo qui est l’ancêtre du kankurang. Le komo est une société secrète
de chasseurs dont l’organisation et la pratique ont activement participé à
l’émergence de la culture Mandingue. Depuis ses origines dans l’empire du Mali,
il a toujours entouré la période du Kankurang lors de ses apparitions par des
gestes du feuillage appelés la danse des feuilles. Les apparitions du jambadong
que les initiés s’exécutent avec le kankurang en magnant des coupes coupes et
en poussant des cris ardents. Les nouveaux initiés armés de bâtons et de
feuilles de rôniers marquent la cadence de leur refrain et tambours.
Ainsi, avec le déplacement des mandingues vers le
sud ouest du Sénégal, d’autres pratiques commencèrent à voir le jour notamment
en Casamance ou le jambadong occupe une place importante dans la société
mandingue et d’autres ethnies comme le Diola, les Peuls Fouladou, les Manjack…
Le jambadong a longtemps cheminé avec cet être mythique qui est le kankurang.
On retrouve ces cérémonies rituelles à Ziguinchor, dans les régions de Kolda
(Sédhiou et Kolda) et à Thiès plus précisément à Mbour ou une forte communauté
mandingue y vivant, organise à la même période qu’en Casamance le jambadong.
Ces étapes du jambadong sont un moment de joie que
parents, amis et alliées en générale viennent partager avec la famille des jeunes
circoncis. Cette danse des feuilles accompagnée de Kankurang, de kabbu (griot) et plus de cinq
kanrou le jaaf (de couleur marron), il fait de tronc d’arbre, celui-ci ne
sentit rien (ivre). Les initiés vont au lavage accompagnés de jeunes filles et
garçons. Les filles portaient de pantalons panfflés (cayya en wolof), des
pagnes souvent teints de couleur bleue marine avec des traces blanches,
tee-shirts et des colliers de perles traversant de l’épaule au dos et aussi des
griffes aux chevilles.
3)
Perspectives
Le Jambadong, cette danse endiablée
du Kankurang a prouvé sa pertinence parmi les différentes rites et pratiques
traditionnelles existantes de nos jours malgré la mondialisation. Son
originalité a fait que le Kankurang est aujourd’hui ajouté à liste du
Patrimoine Culturel Immatériel de l’UNESCO. Il comporte une dimension sacrée,
religieuse, culturelle,… a fait de lui patrimoine mondial de l’UNESCO. La
cérémonie du Kankurang fait parti maintenant de la saison touristique au
Sénégal, elle est organisée à Mbour, Ziguinchor, Kolda, Sédhiou et dans
d’autres localités du pays comme à Saint Louis et Dakar.
Retenons que le jambadong est la danse accompagnant le kankurang et la aussi la cérémonie rituelle de la purification des nouveaux circoncis à un point d’eau. C’est la marque du passage de l’enfance à l’âge adulte : fin de la circoncision.
Retenons que le jambadong est la danse accompagnant le kankurang et la aussi la cérémonie rituelle de la purification des nouveaux circoncis à un point d’eau. C’est la marque du passage de l’enfance à l’âge adulte : fin de la circoncision.
CONCLUSION GENERALE
En définitive, la musique traditionnelle du Sénégal dans sa diversité rythmique se conjuguait au champ de travail et champs d’incantation subsiste de nos jours. Certaines peuples du Sénégal Afrique et Indiens d’Amérique pour agir sur les personnes d’animaux et les choses, il existe de nombreuse incantation contre la morsure serpent communiquer avec les animaux, assouvir la colère et la vengeance chez les « Cubalbe » pour obtenir la pluie chez les Sérér avec le Xooy.
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Catégorie : (visité le 09/03/2015)
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