jeudi 6 août 2015


Légende  de MAME COUMBA LAMBA
On ne peut pas parler de l’histoire de MAME COUMBA LAMBA sans y inclure celle de la ville de Rufisque.
Cette légende est une histoire entre des hommes et un djinn par un flux de personnes tout commença, puis par les arbres et  Rufisque.
La migration des lébous de Djolof, en passant par Kounoune, vers Rufisque est le point de départ de cette rencontre méticuleuse entre les hommes et le djinn dénommé  Mame coumba Lamba.
Mame sakhewere Mbaye, fils de sokhna Mbaye, accompagné de MAME DJIRIMA NDOYE ou DJIRIM COUMBA NDOYE partaient à la conquête de nouvelle terre pour s’implanter. Une fois dans le territoire de Rufisque, les deux hommes commencèrent l’abatage des arbres pour s’installer. C’est ainsi qu’un djinn  est apparu et leur demanda le nom de celui qui les a autorisé à abattre son ‘’manding’’ .Car en ce temps de Ndeunkou , il y avait que la mer et personne n’osait s’y aventurer. Mais MAME SAKHAWERE MBAYE et DJIRIM COUMBA NDOYE étaient très courageux et avaient des pouvoirs car pour aller jusque là, il fallait plus que du courage, ainsi leur réponse à MAME COUMBA LAMB fut « Nous venons de Kounoune et nous voulons habiter dans un coin tranquille. » Après avoir trouvé un terrain d’entente avec MAME COUMBA, ils s’implantent à Ndeukou le plus vieux quartier des quatorze  pencc de Rufisque.
C’est partant de ce consensus entre ces grands hommes et MAME COUMBA que les Rufisquois organisent chaque année des cérémonies accompagnées des sacrifices en son honneur le « tuur » communément appelées « tuuru ».
ORIGINES Du NOM COUMBA
   Coumba Lamb (Rufisque), Coumba Castel (Gorée), Coumba Bang, (Saint Louis), Coumba Kayel (Ngaparou), Coumba Thioupane (qui règne jusqu’au Brésil) tous ces génies ont un nom commun : COUMBA. Un nom qui suscite des interrogations de part et d’autres. L’indication Coumba, montre seulement que le génie est une femme.
Selon PAPE LAYE NDIAYE ( ndeupkat résident à Rufisque ) : « il y’a qu’un seul génie du nom de COUMBA. C’est celui de Rufisque du nom de COUMBA LAMBA NDOYE .Toutes les autres Coumba viennent d’elle. Selon lui c’est Coumba qui change son nom à chacun de ces voyages. Par exemple selon Pape Laye, à Kaolack on parle de Mbossè mais c’est Mbossè COUMBA DJIGUENE et  quant à NDIARE de YOFF, elle est la fille de Coumba Lamba.
Selon une autre personne résident dans ce même quartier ,  Mame OULIMATA DIOP fille de MAME ADJI FATOU SECK (célèbre ndeupkat) affirme : « toutes ces COUMBA viennent de COUMBA LAMB » et elle continue pour dire « à chacun de ses voyages, Coumba Lamb a été prise par surprise  par des passants ces derniers, à chaque fois qu’ils lui ont demandé son nom, elle le changeait  c’est pour cela que dans chaque nom de génie il y’a le nom de COUMBA .Car c’est d’elle dont descendent tous les génies protecteurs. Ce qui remonte à des siècles. »  
Recherche effectuée par :
ALIOU NDIAYE : étudiant en licence 2 Métiers du patrimoine à l’UGB

SOURCES :
Article intitule GENIE PROTECTEUR publie le 16 JANVIER 2014 par L’observateur. Consulte le 11 JUIN 2015 à 18H 9mn
Vidéo sur l’histoire de la ville de RUFISQUE réalisée par ABDOURAHMANE DABO étudiant en Master 1 Géographie à L’UGB. Visualisé le 10 JUIN 2015 à vers 23H
GOOGLE/COUMBA LAMB  Mariama NDOYE

L’ALIMENTATION SENEALAISE


UNIVERSITE GASTON BERGER DE SAINT-LOUIS
UFR DES CIVILISATIONS RELIGIONS ARTS ET COMMUNICATION
SECTION METIERS DU PATRIMOINE
LICENCE 1

DOSSIER : LA CUISINE OU L’ALIMENTATION SENEALAISE COMME PATRIMOINE CULTUREL IMMATERIEL: DE LA CUISINE DES TERROIRS A UNE CUISINE NATIONALE
PLAN :
Introduction
      I.            Historique des recettes traditionnelles locales
   II.            La gastronomie sénégalaise
1.     Les plats et boissons locaux
2.     Le « thiébou djeun », un plat national approuvé
III.            Les arts culinaires sénégalais comme patrimoine culturel immatériel
3.      Processus de patrimonialisation des arts culinaires
4.     Les techniques de préparations  des plats et la dégustation (« téranga »)
Conclusion




PARTICIPANTS :                                                                    SOUS LA DIRECTION DE :
MOMAR GUEYE                                                                    Mme AISSATA KANE LO
NDIAKHAT KANDJI
MAGUETTE DIAW KANE
MOUSTAPHA NDIAYE
MAGATTE DIAGNE


Introduction
Situé à l’extrémité ouest de l’Afrique, le Sénégal est l’un des pays de cette zone les plus réputés pour sa diversité et ses saveurs culinaires vue la pluralité de recettes qu’offrent ses différentes cultures. Partant de la variété de plats proposés au niveau des régions et terroirs à une reconnaissance d’un plat  « thiébou djeun », comme plat national, nous listeront en détail dans les lignes qui suivent cette diversité culinaire dans un premier temps et montrer dans un deuxième temps comment procéder pour soumettre les arts culinaires sénégalais comme patrimoine culturel immatériel.
       I.            Historique des recettes traditionnelles locales
En Afrique, comme dans toutes les autres parties du monde, les cultures vivrières jouent un rôle important dans la cuisine, et c’est notamment le cas au Sénégal ou le mil et le riz surtout sont à la base des menus. En effet avec les céréales, on arrive à préparer des recettes plus élaborées qui permet la confection de galettes, bouillies, pain. Le mil à petits grains et le sorgho à gros grains sont les céréales indigènes d’avant la colonisation, ce dernier est cultivé au nord du fleuve Sénégal depuis environ 1900 avant J.C. Réduit probablement en farine, grâce à la découverte des meules et broyeurs, le mil était fortement préparé et consommé sous forme de bouillies avec du poisson, de la viande ou du lait (sanglait), des galettes (polenta) ou du couscous de mil. Selon l’historienne Monique Chastanet, le sanglait serait l’ancêtre du riz au poisson, plat national imaginé pendant la période coloniale. Au Sénégal, à l’instar des autres pays de l’Afrique de l’Ouest, la cuisine se caractérise par un certain nombre de plats suivant la nature et le type d’ethnies même si dans son évolution la convivialité a fait naitre une presque uniformisation des plats locaux. Ces recettes, transmises par le biais de la tradition orale, sont jusqu’à présent appétissantes et servent encore pour certains de remèdes. En effet, la richesse des plats nationaux s’apprécie par l’importance de sa composition ethnique dont on distingue vingt et un (21) mais les plus importants sont les suivantes: les wolofs (27% de la population), les Sérères (17%), les toucouleurs (10%) et les Diolas (9%). Ces peuples n’ont pas une alimentation particulière mais, on observe qu’ils ont des préférences pour certains aliments. Les sérères ont une préférence cuisinée en bouillie ce qui donne un plat appelé le « Fondé ». Les diolas qui vivent dans le sud du Sénégal (région pluvieuse), bénéficie d’une terre agricole fertile qui leur permet d’avoir différents produits agricoles, les plus consommés sont le riz et l’huile de palme. Ces deux produits donnent lieu à un plat nommé le Thiébou Diola. Il se mange avec de l’huile de palme qui sert de sauce. La cuisine sénégalaise a connue de nouvelle tournure avec l’arrivée des colons, des produits nouvellement importés ont permis la conception de nouveaux plats nationaux aux gouts succulents. C’est l’exemple des plats comme : «  Thiebou Dieun », le « Mbakhal », le « Deuhine », etc. Les cuisinières sénégalaises au service des colons ont su inventer un menu réputé, avec des plats parfois très sophistiqués comme avec le  « thiof » ou mérou bronzé à la chair ferme et fine à la saint-louisienne. En plus d’être la plus riche et la plus variée de l’Afrique de l’ouest, la cuisine sénégalaise s’est aussi inspirée de la gastronomie de nombreux autres pays issus de l’occident, d’Afrique du Nord ou du Portugal d’où la synthèse entre la cuisine traditionnelle d’Afrique et celle des colons.
    II.             La gastronomie sénégalaise
 Les plats sénégalais, sont principalement à base de riz (ceeb) qui est la céréale de base, il est importé d’Asie bien qu’il soit cultivé en Casamance. Il représente pour les Sénégalais ce que le pain représente pour les Français… et même plus, et est généralement accompagné de viande de mouton ou de poulet (Guinar) mais la plupart du temps c’est avec du poisson (Jeen). Les ingrédients utilisés restent en majorité assez connus du public. Malgré une production de fruits dans le pays, particulièrement en Casamance, la consommation de jus de fruits frais n'est pas si fréquente.
1.      Les plats et boissons locaux
Parmi les plats et boissons locaux les plus connus on peut citer :
Ceebujeen : riz au poisson
Niankatang : riz blanc.
Ceebuyapp : riz blanc + viande.
Ceebukétiax : riz + poisson fumé + niébé (haricots rouges d’ici).
Thiou : riz + sauce à base de tomate.
Mboroxé : riz + sauce à base de feuilles de manioc et d’huile de palme.
Supukandja : riz + sauce à base de gombo et d’huile de palme.
Yassa : riz + sauce à base de moutarde, citron et oignons. Peut être servie avec du poisson ou du poulet.
Mafé : riz + sauce à base de pâte d’arachide.
Thiéré : couscous à base de mil.
Thiérébassi: couscous + arachide + niébé.
Couscous marocain : couscous à base de blé.
Mbaxal: riz collant.
Daxin : riz collant + arachide + niébé.
Kaldou : riz + feuilles de bissap blanc + sauce à base de feuilles de bissap vert et de gombos.
Soumbi: bouillie de riz.
Soumbimbok : bouillie de maïs.
Soumbidugup : bouillie de mil.
Fataya : pâte à beignet + viande hachée + oignons + frites + œuf.
Chawarma : pain arabe + viande de kebab + salade.
Thiacri : boules de mil + lait caillé + sucre.
Accras de niébé : farine de niébé.
Jus Bissap : fleurs d’hibiscus+eau+sucre
Jus Dakhar : décoction du tamarin+eau+sucre
Djindière : gingembre+eau+sucre
Jus bouye : pain de singe+eau+sucre
Jus ditakh : fruit du detarium senegalensis
Café touba : café aromatisé au poivre de guinée
Kinkeléliba : infusion de feuilles de kinkéliba
Ataya : thé
Vin de palme : fermentation de la sève de palmier
Radis ou crème : petit sachet qu’on remplit de jus


2.      « Le « thiébou djeun », un plat national approuvé
Le thiébou djeun, inventé par Penda Mbaye, une grande cuisinière du XIXe siècle à Saint-Louis est considéré comme le plat national des sénégalais, d’ailleurs ils l’appellent  affectueusement  "thiéboudieune Penda Mbaye" (le riz au poisson de Penda Mbaye). En wolof « ceebu jën », l'expression signifie littéralement "riz au poisson". En effet, pour la préparation de ce plat typiquement saint-louisienne avec tous ses saveurs et ses régals qui lui vaut sa notoriété, il faut indispensablement se munir des ingrédients à base de  poisson frais (souvent du thiof), de poisson séché, de yet (mollusque faisandé au goût prononcé) et de riz (riz wolof), cuits avec des légumes (manioc, citrouille, chou, carotte, navet, aubergine...), du persil, de la purée de tomate, des piments, de l'ail et des oignons. On distingue en fait deux variantes de cette recette : le thiéboudieune rouge (le plus connu) appelé ceeb bu xonq (riz rouge) cuisiné avec de la tomate et accompagné parfois d'une sauce appelée le souwer et composé de petites boulettes de poisson frites et mijotées dans une sauce tomate aux oignons et à la macédoine; et le thiéboudieune blanc appelé ceeb bu weex (riz blanc) où il n'y aura presque pas de tomate, mais dont le riz sera du riz wolof. Le tieb bou wekh est souvent accompagné d'une sorte de sauce fouettée faite à base de feuilles d'oseille de Guinée appelée beugueudj et d'une préparation au gout assez caractéristique faite à base de nététou (fruits du néré fermentés) appelée soule. Ce plat fait en fait la fierté sur le plan culinaire de toute une nation et c’est d’ailleurs pour cela qu’on lui a octroyé le statut de plat national  qui est approuvé par la majeure partie de la population sénégalaise.
 III.            Les arts culinaires sénégalais comme PCI
3.       processus de patrimonialisation des arts culinaires sénégalais
Etant un pays culturel avec ses groupes ethniques différents les uns des autres, le Sénégal connait une multiplicité de pratiques culinaires. En effet, La cuisine est une pratique indispensable dans la vie sociale.  Les différentes manières de cuisiner et le fait que la cuisine soit un savoir faire particulier, incitent  les ONG et les grandes institutions à savoir l’UNESCO à considérer la cuisine comme un « art » qui marque l’identité d’un terroir ou d’une nation. Ainsi, au Sénégal  la cuisine fait partie intégrante de la culture. Elle représente un élément important dans le mode de vie des sénégalais.
Dès lors, pour aboutir à la patrimonialisation des arts culinaires sénégalais plusieurs aspects et facettes concernant la préparation, la dégustation et les ustensiles de cuisines  devraient être mis en avant. En effet l’ensemble des savoirs faire, des techniques et pratiques aussi bien traditionnels que modernes issus de  la transmission de   mère en fille, de belle mère en belle fille ou de sœur en sœur ainsi que les techniques de préparions importés et dont on s’est appropriées sont à valoriser, la manière de déguster, les accessoires, …. Car c’est tout cet ensemble, qui fait en fait de la cuisine sénégalaise un art. Ainsi elle constitue une référence en Afrique de l’ouest avec de  nombreux articles et ouvrage la concernant. Le Sénégal reste également un pays hospitalier et accueillant où les hôtes sont toujours les bienvenus et sont traités avec délicatesse, avec sa célèbre « téranga » et cela pourrait également appuyer le dossier.
4.      Les techniques de préparations des plats et la dégustation (« téranga »)
Au Sénégal, on compte plusieurs plats généralement à base de riz, mil, maïs,  blé…, chacun de ces plats est spécifique à un groupe social ou ethnique. Cependant, avec le phénomène de la mondialisation animé par la circulation des Hommes mais aussi des savoirs faire, défini  la cuisine de nombreux  pays non pas comme une cuisine entièrement  locale mais internationale, c’est à dire une synthèse de différents parfums et produits gastronomique des quatre coins du monde. Il existe en fait deux techniques de préparations des plats  au Sénégal: les uns sont essentiellement préparés sur une seule marmite et les autres sur deux marmites. En premier on peut citer comme exemple des plats comme le « thiébou diene, thiébou yape, dakhin, gourbane,… », ils peuvent être accompagnés de légumes comme la carotte, le chou, l’aubergines, la citrouille,…et sont des plats à basse de riz à la viande ou au poisson. En second, les plats comme le «yassa, le thiou,…» sont des plats préparés avec deux marmites l’une sert pour la cuisson du riz blanc et l’autre pour la sauce qui peut être varié selon le plat. Il est aussi nécessaire de savoir que le temps de cuisson de la majorité des plats sénégalais dépasse largement une heure de temps car y’en a qui cuisine avec des fourneaux et d’autres plus aisés qui utilisent le gaz.                                                                                    
Par ailleurs, les Sénégalais connus pour leur « téranga » (hospitalité, générosité) dégustent leur repas en famille comme partout dans le monde, cependant ici pour ces deux repas quotidiens (déjeuner et diner), un grand bol est présenté et tout le monde y est convié ceux de la famille comme ceux qui n’étaient pas prévus.
Conclusion
En somme, on peut retenir que la cuisine est considérée comme patrimoine culturel immatériel du fait qu’elle soit un art spécifique à chaque communauté car la manière dont on la pratique diffère. Au Sénégal, la cuisine reste une identité pour chaque groupe ethnique, car chacun d’entre eux a sa manière de cuisiner qui lui est spécifique même si on assiste de plus en plus à une nationalisation  de plat et c’est d‘ailleurs  le cas avec le « thiebou djeun » qui est pratiquement cuisiné partout au Sénégal.

La musique sénégalaise traditionnelle : le Sabar, le Yéla et le Jambadong




 La musique sénégalaise traditionnelle : le Sabar, le Yéla et le Jambadong

PLAN

INTRODUCTION GENERALE
I /  Le Sabar
1/  Origines
 1-a) La fabrication du sabar
 1-b) Les différents instruments du sabar
 1-c)  Le déroulement du sabar
 1-d)  Les fonctions du sabar avant et aujourd’hui        
2/  Evolution
3/  Perspectives

II/ Le Yéla
1/  Origines
2/  Evolution
3/  Perspectives

III Le Jambadong
1/  Origines
2  /Evolution
3/   Perspectives
CONCLUSION GENERALE
SOURCES :

INTRODUCTION GENERALE

 La musique existe dés le commencement des temps et ses origines se confondent avec celle de l’homme. De cet art primitif dont le rythme est l’un des premiers éléments les plus anciens de la civilisation du globe, elle garde en   core quelque trace et certaines pratiques. Le Sénégal fait parti des pays d’Afrique détenant une riche diversité culturelle musicale qui, dans son ensemble nous retrouvons des rites et traditions musicales distinctes. En effet, la musique sénégalaise dans sa diversité rythmique traditionnelle fait l’objet de notre travail plu particulièrement le Sabar, le Yéla et le Jambadong.


I)                   LE SABAR
1-  ORIGINE DU SABAR
D’origine sérère, le sabar signifie à la fois un instrument de percussion, un style de musique, une forme de danse sensuelle (appelé lambeul en wolof) et une fête traditionnelle plus populaire au Sénégal et en Gambie. Le Sabar est un terme générique qui désigne à la fois la circonstance, l’ensemble des tambours qui servent à l’animer et l’un des rythmes qui y sont joués chez les Wolof. La musique et la danse ont une forte valeur sociale ; elles accompagnent tous les événements qui rassemblent une communauté. Chez les Wolofs, ce sont les femmes qui détiennent la plus grande partie de ce patrimoine musical. Elles participent aux différentes étapes de la vie, le baptême, la scarification des filles, le mariage… Si l’événement se déroule le jour, après la prière de l’après-midi (Timis), il s’appelle sabar ; s’il a lieu le soir, il se nomme tànnëbéer.
1 -a La fabrication du sabar
Les boisseliers (laobes en wolof) spécialistes dans le travail du bois, se chargent de la forme et de la transformation du sabar. Ainsi, l’huile de palme rend éclat le corps de l’instrument. Le fut est construit d’une membrane en peau de chèvre rasée, tendue par des cordes, des minces en coton et des chevilles en bois, aux nombres de sept en référence aux sept instruments qui composent généralement l’ensemble musicale. Et le griot se charge de l’assemblage.
La fine baguette appelée galagne en wolof et doit être de préférence de l’arbre du mur-au –blanc  (soump en wolof) ou le tamarin (Dakhar en wolof).
1-b Les différents types de Sabar
Le sabar est composé de différents types ; avec des fonctions spécifiques de rythmes différents. Ainsi on retrouve de nos jours,
leMbeng-Mbeng ou le m’bung – mbung qui sert d’accompagnement du mbalax ; le mbeng – mbengtungonee ou tungune moins haute ; le mbeng – mbeng bal qui est dédie aux basses ; le nder ou n’der qui est le plus allonge et joue le rôle de chef d’orchestre ;
lelambe, lamba ou thiol et choll, c’est l’ancêtre de tous les sabars. Il forme un son sourd ;
letalmbat ou gerongtalmbat, c’est le ténor du groupe ; le gerongyeguel ou gerong babas invente par Doudou  NdiayeCoumba Rose dans les années cinquante. Celui-ci est le plus récent ;
lekhine ou xin : de forme court et large ouvert et utilise par les Baye Fall disciples musulmans de  Cheikh Ibrahima Fall, il se rencontre souvent dans l’ensemble de percussions composes de m’bung – m’bung, nder, talmbat, tama et khine.

1-c Le déroulement du sabar
Comme  nous l’avons signalé plus haut, l’organisation du sabar incombe aux femmes. Il s’agit d’une circonstance de divertissement qui peut être organisée à tout moment et qui dure entre trois et quatre heures de temps. Afin d’en assumer les frais, les femmes se cotisent selon le système des tontines, en épargnant de l’argent qui sera utilisé, en cas de besoin, par un des membres du groupe pour organiser des événements. A tour de rôle, chaque femme organise le sabar ou le tànnëbéer, ce qui demande beaucoup de temps et d’énergie. Ces événements se déroulent à l’extérieur et il convient d’en choisir le lieu le plus adapté, une grande cour ou plus généralement une rue, dont l’on bloque l’accès à la circulation le jour venu. Les femmes se chargent de contacter les musiciens et de négocier leur participation. Elles devront également leur préparer un repas et louer les chaises pour l’assistance. Quand l’événement eut lieu la nuit, ce qui nécessite beaucoup de lumière, elles négocieront, contre rémunération, l’autorisation de se brancher sur l’électricité des maisons voisines. L’espace utilisé par les danseuses est délimité par les chaises disposées en cercle. Ainsi, les tambours ferment le cercle constitué par les chaises. Certains percussionnistes jouent debout – ceux qui ont les tambours les plus légers – tandis que d’autres sont assis. Le public occupe les chaises ; mais, celles-ci étant généralement en nombre insuffisantes, de nombreuses personnes se tiennent debout à l’arrière et aussi derrière les percussionnistes. Le public est composé de femmes, d’hommes et d’enfants de tous âges et de toutes classes sociales. Par ses cris et ses applaudissements, l’assistance encourage les danseuses et les félicite pour leur performance.
1-d Les fonctions du sabar avant et aujourd’hui
Le sabar permettait de communiquer de longue distance supérieure environ à 15km. Le sabar accompagne nombres d’occasion festive comme des baptêmes, mariages ou naissance. Ces derniers sont précédés pour certaines  d’un sabar ; des circoncisions avec le kasac en wolof ; la lutte traditionnelle,  dans cet événement, le sabar y joue un grand rôle du fait qu’il permet aux lutteurs de se glorifier de son pouvoir grâce aux louanges de ces derniers chantes par le percussionniste ; le jeu de faux lion. Pour celui-ci, on peut dire que ce jeu ne peut ce faire sans le sabar.ils vont de pair ; et les rituelles thérapeutiques (NDEUP) chez les lebous.En effet, cette cérémonie s’apparente a un sabar et vise à amadouer les esprits de la mer pour éviter que les pécheurs se noient.de même une danse des femmes y participe grâce aux instruments du sabar. Le sabar et ses instruments sont en relation avec le sacre et la magie (ndeup, Khoy, kankurang …)
2- L’EVOLUTION DU SABAR
Il ya une différence entre les sabars d’avant et aujourd’hui ‘hui. En effet, avant, les femmes qui dansaient le sabar portaient des tenus décents. Elles pouvaient danser du début jusqu'à la fin  sans montrer leurs parties intimes (exemple celles qui dansent le Ndawrabine).Mais aujourd’hui le sabar constitue une danse vulgaire du fait que les femmes portent des habits indécents et exposent leur corps comme bon leur semble. De plus, hommes et femmes en font un métier et le nombre ne cesse de s’accroitre. Aussi, aujourd’hui, avec l’évolution, il existe différents types de danses dans le sabar comme le thiakhagoune, le yousa, le goana etc.
Aussi, il faut noter que le sabar s’exporte grâce aux artistes innovateurs comme Youssou N’dour et percussionnistes comme le grand tambour major Doudou NdiayeCoumba Rose et la famille du Vieux Sing – Sing Faye.
3- PERSPECTIVES DU SABAR
Il faut qu’il est le plus vite possible des assises nationales pour redéfinir ce qui est culturellement présentable au monde et a léguer de nos génération futures. Car, il y va de notre responsabilité dans l’histoire.


II°) Le Yéla

Le Yéla est la musique des griots haalpulaars du Sénégal, il veut dire « vœux exaucés ». C'est la musique de rythme d’origine pulaar principalement des toucouleurs et a été créé dans le FoutaToro par les nobles guerriers mbegnu Ghâna avant le règne des deniankobé. C'est un ensemble de chants et de danses qui à l'origine servait de rituel pour rendre grâce à DIEU. Il a été confié et légué aux awlubé (gawlo au sing) ou griots dans la mesure où ils constituaient la caste chanteuse.

1)  Origines

Le Yela existe il y a de cela plus de cinq cent ans (+500 ans) c’est à l’époque du règne des Deniyanke de KollyTengella. Il accompagnait les Guerriers ou Seigneurs de guerres lors des campagnes d’occupation et des conflits. Le genre original s'appelait Alamary. Il est chanté pour augmenter la bravoure des Hommes, la témérité, l’Amitié fraternelle, le patriotisme, la dignité, l’union sacré des cœurs, l’intégration entre les peuples du Fouta (Soninké, Maures, Malinké). C’est la musique des veillées d’armes pour encourager et égayer les guerriers devant aller sur les champs de bataille. C’est une musique qui célèbre les hauts faits et gestes des hommes valeureux et vertueux. Mais dans presque tous les chants le mot Yéla revient dans les refrains. Le Yéla est l’une des musiques traditionnelles des Peuls du FoutaToro et du Boundou. Le Yéla existe il y a de cela plus de cinq cent ans (+500 ans) c’est à l’époque du règne de KollyTengella. Il accompagnait les Guerriers ou Seigneurs de guerres lors des campagnes d’occupation et des conflits. Il est chanté pour augmenter la bravoure des Hommes, la témérité, l’Amitié fraternelle, le patriotisme, la dignité, l’union, l’intégration.


2)  Evolution du Yéla :

Dans le temps et l’espace : Le Yéla, né au Fouta, a suivi le déplacement des populations pour s’implanter dans le Boundou, une partie du Sénégal oriental, où il a conquis ses lettres de noblesses. Il est appelé aussi Le Yéla du Boundou ou le YélaSysybé : « ModiHamadi ». (Il se réfère aux Sysybé de Boundou qui sont originaires de Souïma, un des quartiers de la Ville de Podor). Le Yéla est chanté par les femmes avec une mélodie ritournelle. La chanson était dédiée aux Sysybé du BoundouMalickSy. Puisé dans le patrimoine halpulaar, il a subi l’influence des langues du terroir comme le Soninké et le Mandingue. Yéla, yélé, la musique reste, la voix, l’air et la symphonie aussi qui appellent une dimension religieuse, culturelle et rituelle. Emmitouflé dans le patrimoine Bambaras et Soninkés, le lien est vite trouvé avec la grâce « sivolio », un rythme dédié aux chevaux de l’ancien Empire du Mandingue.
Le Yéla a pris aussi une dimension de festivités royales ainsi, selon Samba Coumba Bâ, le Yéla s’est imposé dans cette partie orientale du pays où il est synonyme de festivité royale. Ce folkoreAouloubé chante les gloires des Syssibés de Séoudé boulé Banné émanant des Gawloboundoukhobé. De plus, ce chant accompagnait les pionniers dans leur combat avec le cheval dépeint à travers sa noblesse, et la fidélité qui le caractérise dans son cheminement aux côtés de l’homme, de ses combats et ses voyages.

Son importance :
Ce chant qui sert à ragaillardir les jeunes lors des cérémonies de circoncision se retrouve aussi dans les mariages pour les bains rituels accompagnant les veillées douces au clair de lune. Les baptêmes sont aussi les moments d’expression de ce genre musical. Lors de ces fêtes, celui qui a la chance de se trouver dans le viseur des Gawlo (griots) peut-être rehaussé au sein de la communauté, mais il doit se montrer généreux avec ceux là qui chantent ses louanges.

Les personnes dont le Yéla est destiné :
Le Yéla n’est pas donné à n’importe qui et qu’il n’est pas aussi d’ailleurs chanté pour n’importe quelle personne. Il appartient à ceux qui le méritent, c’est-à-dire aux guerriers à l’époque : Aux  Sébbé (Satigui) dans « SuleyNjaay » lama ka Satigui, Samba Guelejegui
a été confié et légué aux awlubé (gawlo au sing) ou griots dans la mesure où ils constituaient la caste chanteuse. Le genre original s'appelait Alamary mais dans presque tous les chants le mot Yela revient dans les refrains. Le Yela est l’une des musiques traditionnelles des Peuls du FoutaToro et du Boundou.
Instruments du Yéla
Les instruments traditionnels qui accompagnent le Yéla sont les bolons, sortes de cruches longiformes utilisées avec une rythmique accompagnant la gestuelle des mains et des pieds, ample et saccadée, les danseurs magnifiques dans les grands boubous, tournoyant des foulards au dessus des têtes. Instrument  de musique de forme cylindrique, est une sorte de calebasse était à l’origine mis à la cheville pour donner du tonus. Il tend à disparaître.Il se joue avec des Koumbaly (tumundi ou oumaldou) (petites calebasses), Kooli (xoodusing) (guitares traditionnelles ou xaalam en wolof). Les bolong ne sortent lorsqu’il s’agit d’événement important c’est pourquoi, le Défunt FarbaSalySeck (paix en son âme) disait : « kumbalidili pali barapiyijambartuddoto, Foomurrujeyya, Kuldoreddujeye ».

3)   Perspective du Yéla dans le temps et dans l’espace
Le Yéla a longtemps rayonné dans le Fouta et le Boundou, il est chanté, connaît de plus en de succès au Sénégal et il est même s’exporté grâce à l’artiste compositeur, chanteur BaabaMaal (surnommé le roi du Yéla), principal précurseur. Le Yéla du Boundou grâce ses rythme et danse des festivités royales a été proposée au patrimoine immatériel de l’UNESCO avec la chanson de geste.Le Yéla sonne comme l’ancêtre du  reggae… Aujourd’hui des concerts et des soirées de Yéla sont au programme dans les grandes événements nationaux comme internationaux par exemple le Yéla a été joué au FESMAN de Dakar en 2010, lors du Sommet de la Francophonie de Dakar au Grand Théâtre en 2015. Les associations peule de la France et de la Diaspora organisent et planifient leurs activités une veillée culturelle où le Yéla prend une place importante.
Quelques chanteurs de Yéla connus au niveau national et international
BaabaMaal, LammaBinetaSeck (Kura Lelel, MaimounaFayel, Kumba NjegundiBayo, AissataBineta), BouryAwloubé Sam, DiguiKobaraSeck, KanelDiop, Mansour Seck, Sabbé Mbaye, BoudyCoumbaThiédelSeck.

Bref, le Yella fait aujourd’hui la fierté de l’identité de la culture des Toucouleurs car il a connu un succès au niveau national (plus particulièrement dans la Vallée du Fleuve Sénégal) comme international(en Europe et au Etats Unis d’Amérique) exporté par la diaspora africaine et/ou surtout sénégalo-mauritanienne.


III) Le Jambadong
Le jambadong, littéralement appelé « la danse des feuilles » chez les Mandingues, il marque la fin du passage au bois sacré des jeunes initiés (circoncis). En fait, c’est la cérémonie marquant le passage de l’enfance à l’âge adulte à l’occasion de la sortie de la circoncision des garçons âgés le plus souvent de six à onze ans. Cependant, la cérémonie du jambadong fait l’objet de notre travail. Ainsi, notre étude s’articulera sur trois parties : d’abord rappeler ses origines dans le temps et dans l’espace, son évolution et enfin ses perspectives.
1) Les origine dujambadong
Le jambadong présente diverses origines remontant dans l’Empire de Mali (XIVème siècle) où il a marqué sa chaleur, ainsi par le flux de déplacement des Mandingues vers le Sud-ouest à la province de la Casamance (Gaabu).
Par ailleurs, les Mandingues expliquent dans leurs mythologies prétendent que la circoncision était le résultat d’un désordre. Pour enfreindre ce désordre, le Génie incite aux jeunes garçon et filles d’être respectivement circoncis et excisées. La cérémonie du jambadong consiste donc a la purification des jeunes initiés une fois sortis du bois sacré .
2) évolution
La cérémonie originelle du jambadong accompagnant de masques, komo qui est l’ancêtre du kankurang. Le komo est une société secrète de chasseurs dont l’organisation et la pratique ont activement participé à l’émergence de la culture Mandingue. Depuis ses origines dans l’empire du Mali, il a toujours entouré la période du Kankurang lors de ses apparitions par des gestes du feuillage appelés la danse des feuilles. Les apparitions du jambadong que les initiés s’exécutent avec le kankurang en magnant des coupes coupes et en poussant des cris ardents. Les nouveaux initiés armés de bâtons et de feuilles de rôniers marquent la cadence de leur refrain et tambours.
Ainsi, avec le déplacement des mandingues vers le sud ouest du Sénégal, d’autres pratiques commencèrent à voir le jour notamment en Casamance ou le jambadong occupe une place importante dans la société mandingue et d’autres ethnies comme le Diola, les Peuls Fouladou, les Manjack… Le jambadong a longtemps cheminé avec cet être mythique qui est le kankurang. On retrouve ces cérémonies rituelles à Ziguinchor, dans les régions de Kolda (Sédhiou et Kolda) et à Thiès plus précisément à Mbour ou une forte communauté mandingue y vivant, organise à la même période qu’en Casamance le jambadong.
Ces étapes du jambadong sont un moment de joie que parents, amis et alliées en générale viennent partager avec la famille des jeunes circoncis. Cette danse des feuilles accompagnée de  Kankurang, de kabbu (griot) et plus de cinq kanrou le jaaf (de couleur marron), il fait de tronc d’arbre, celui-ci ne sentit rien (ivre). Les initiés vont au lavage accompagnés de jeunes filles et garçons. Les filles portaient de pantalons panfflés (cayya en wolof), des pagnes souvent teints de couleur bleue marine avec des traces blanches, tee-shirts et des colliers de perles traversant de l’épaule au dos et aussi des griffes aux chevilles.
3) Perspectives
Le Jambadong, cette danse endiablée du Kankurang a prouvé sa pertinence parmi les différentes rites et pratiques traditionnelles existantes de nos jours malgré la mondialisation. Son originalité a fait que le Kankurang est aujourd’hui ajouté à liste du Patrimoine Culturel Immatériel de l’UNESCO. Il comporte une dimension sacrée, religieuse, culturelle,… a fait de lui patrimoine mondial de l’UNESCO. La cérémonie du Kankurang fait parti maintenant de la saison touristique au Sénégal, elle est organisée à Mbour, Ziguinchor, Kolda, Sédhiou et dans d’autres localités du pays comme à Saint Louis et Dakar.

Retenons que le jambadong est la danse accompagnant le kankurang et la aussi la cérémonie rituelle de la purification des nouveaux circoncis à un point d’eau. C’est la marque du passage de l’enfance à l’âge adulte : fin de la circoncision.

CONCLUSION GENERALE
En définitive, la musique traditionnelle du Sénégal dans sa diversité rythmique se conjuguait au champ de travail et champs d’incantation subsiste de nos jours. Certaines peuples du Sénégal Afrique et Indiens d’Amérique pour agir sur les personnes d’animaux et les choses, il existe de nombreuse incantation contre la morsure serpent communiquer avec les animaux, assouvir la colère et la vengeance chez les « Cubalbe » pour obtenir la pluie chez les Sérér avec le Xooy.


WEBOGRAPHIE :
Catégorie : (visité le 09/03/2015)
*                 http://websabar.free.fr/html/sabar.htm.

BIBLIGRAPHIE :
*                 catalogue sur l’atelier de l’évolution de la musique sénégalaise (intervention Dr. Ndour, professeur aux Métiers des Arts et de la Culture)
AUDIOVISUEL :
*             Film documentaire sur le kankurang en Casamance et en Mbour sur la RTS1(Sénégal) ;
*             Emission  Galayabe sur la 2stv (1ère télévision privée du Sénégal), animée par El Hadji Béckaye Mbaye et Keb’sThiam en 2008, les griots vedettes  toucouleurs étaient les invités pour FarbaSalySeck et LammaBinta ;
                         
*             Enregistrement audio fait par Mme NdéyeNdattéFallSow à un des griots de Saint Louis dans le quartier de Leona.